La Cagiva 125 Raptor n’a rien à voir avec la Regal Raptor 125, cette moto chinoise plafonnée à 110 km/h que vous croiserez peut-être ailleurs sur ce site. Cette naked transalpine, produite entre 2004 et 2014, reprend le châssis et le moteur de la Cagiva Planet sous une carrosserie plus agressive et un freinage Brembo hérité des sportives de la marque. Débridée, elle grimpe jusqu’à 170 km/h et développe un caractère mordant rarement égalé sur une 125. Fiche technique, comportement routier et prix en occasion : voici l’essentiel pour comprendre ce que vaut réellement cette petite bombe italienne.
Une naked italienne héritière de la Planet, à ne pas confondre avec la Regal Raptor
Lancée en 2004, la Cagiva 125 Raptor reprend l’ossature de la Planet : même cadre double poutre en aluminium, même partie cycle, avec un échappement plus conventionnel et un sabot moteur en moins. Cagiva la présente comme une version affûtée, taillée pour le pilotage plutôt que pour les trajets tranquilles. Le nom Raptor porte à confusion : il existe en effet l’autre Raptor 125, la version chinoise Regal Raptor, plafonnée à 110 km/h et au tempérament bien plus sage. Rien à voir avec l’italienne, qui partage son moteur avec la Cagiva Mito, sa grande sœur sportive, ce qui explique un tempérament nettement plus mordant.
Moteur 2 temps et vitesse de pointe : la fiche technique qui frappe fort
Le monocylindre 2 temps de 124,63 cm³ (alésage de 56 mm pour une course de 50,6 mm) équipe la Raptor dans sa version bridée à 15 chevaux à 8 500 tr/min, conforme aux motos accessibles sans passer par un gros permis. Débridée, la mécanique grimpe à 31 chevaux à 11 500 tr/min et délivre 1,80 mkg de couple à 8 500 tr/min, de quoi propulser les 125 kg à sec de la moto jusqu’à environ 170 km/h sur circuit. La boîte 6 rapports et le carburateur unique de 28 mm complètent un ensemble refroidi par liquide, loin des standards habituels d’une petite cylindrée.
Partie cycle et freinage : la promesse d’une vraie sportive
La partie cycle ne triche pas sur les intentions de la Raptor. Le cadre double poutre en aluminium accueille une fourche inversée de 40 mm qui débat sur 120 mm et un mono-amortisseur arrière réglé pour 140 mm de course. Devant, un disque Brembo de 320 mm pincé par un étrier 4 pistons rappelle les motos bien plus grosses (le même équipement se retrouve sur la Ducati Monster de l’époque), épaulé à l’arrière par un disque de 230 mm à 2 pistons.
- Hauteur de selle : 775 mm
- Réservoir : 12,5 litres
- Pneu avant 110/70-17, pneu arrière 150/60-17
- Poids à sec : 125 kg
- Permis requis : catégorie A (125 cm³)
Combien coûte une Cagiva 125 Raptor d’occasion en 2026 ?
Neuve, la Raptor s’affichait autour de 4 390 euros en 2014, un tarif costaud pour une 125 à l’époque. En occasion aujourd’hui, les prix oscillent entre 1 900 et 3 950 euros selon l’année, l’état et le kilométrage : comptez plutôt 1 900 à 2 500 euros pour les modèles les plus anciens ou les moins entretenus et jusqu’à 3 950 euros pour un exemplaire récent et soigné. Un point de vigilance : ne confondez pas cette 125 avec la Cagiva Raptor 1000, une grosse cylindrée qui porte le même nom sans partager ni le gabarit ni le budget.
Un propriétaire raconte avoir flirté avec les 170 km/h en pointe, une accélération capable de faire pâlir des trails de 600 cm³.
| Critère | Cagiva 125 Raptor 2014 | KTM 125 Duke 2014 |
|---|---|---|
| Prix neuf | 4 390 € | 4 230 € |
| Puissance | 31 ch | 15 ch |
| Vitesse de pointe | environ 170 km/h | environ 115 km/h |
Face à sa grande rivale de l’époque, la Raptor l’emporte largement sur le papier, avec un rapport poids/puissance de 4,03 kg/ch contre 7,85 kg/ch pour l’autrichienne. Nous détaillons d’ailleurs les chiffres réels de la KTM 125 Duke dans un article dédié. Le revers de la médaille : un entretien 2 temps plus exigeant et un tempérament moins docile au quotidien.
Points forts et défauts à connaître avant l’achat
Les propriétaires s’accordent sur un point : cette moto ne ressemble à aucune autre 125 de son époque. Voici ce qui revient le plus souvent dans leurs retours.
Points forts :
- Agrément moteur et accélérations qui rivalisent avec des cylindrées supérieures
- Freinage Brembo mordant, hérité des sportives de la gamme
- Châssis précis, plaisir de conduite proche d’un roadster de plus grosse cylindrée
- Ligne toujours reconnaissable, entre naked et sportive
Défauts signalés :
- Position de conduite penchée, peu adaptée aux longs trajets
- Confort limité et suspensions fermes
- Entretien 2 temps pointu, avec une huile de qualité et une carburation à surveiller
- Absence de compte-tours et de jauge à essence sur la version de base
- Tendeur de chaîne parfois fragile, signalé par plusieurs utilisateurs
Bien entretenue, la Raptor reste l’une des 125 les plus attachantes du marché de l’occasion, à condition d’accepter ses excentricités mécaniques d’italienne pur jus.







