Ces Mercedes qui roulent avec un moteur Renault sous le capot

Depuis 2010, Daimler et l’Alliance Renault-Nissan partagent des moteurs pour réduire les coûts sur les petites cylindrées. Résultat : plusieurs Mercedes essence et diesel embarquent un moteur signé Renault, de la Classe A au Vito. Voici la liste complète des modèles concernés et la méthode pour vérifier le vôtre.

Le tableau des Mercedes équipées d’un moteur Renault

Ce tableau réunit les principales générations concernées, leur motorisation Renault et la puissance associée. Chaque ligne correspond à une génération distincte, les caractéristiques varient parfois d’un millésime à l’autre.

Modèle Mercedes Moteur Renault Puissance Période
Classe A (W169/W176/W177) 1.5 dCi diesel 90 à 116 ch 2004-2018
Classe A A200 (W176/W177) 1.3 TCe essence (M282) 156 à 163 ch 2018-2024
Classe B (W245/W246) 1.5 dCi diesel 90 à 109 ch 2005-2018
CLA (C117) / GLA (X156) 1.5 dCi diesel 109 ch 2013-2020
Classe C (W205) 1.6 dCi diesel 116 à 136 ch 2014-2018
Citan 1.5 dCi diesel / 1.2 TCe essence 75 à 114 ch 2012-2023
Vito (W447) 1.6 dCi diesel 88 à 114 ch 2014-2020
Classe X 2.3 dCi diesel 163 à 190 ch 2017-2020

La Classe A et la Classe B, point de départ du partenariat

La troisième génération de Classe A (W176), lancée en 2012, inaugure le montage de moteurs Renault chez Mercedes. Les versions A160 CDI et A180 CDI embarquent le 1.5 dCi, un quatre cylindres turbo repris tel quel dans la gamme Renault-Nissan. Ce bloc développe entre 90 et 116 chevaux selon le millésime et reste en poste jusqu’à la génération W177. Sur le même modèle, l’A200 essence troque le diesel contre le 1.3 TCe, codé M282 côté Mercedes, un moteur né de l’alliance Renault-Nissan-Daimler. La Classe B (W245 puis W246) suit une voie comparable, avec des versions B160 CDI et B180 CDI animées par le même diesel. Le cas de l’A220, souvent confondue à tort avec ces versions d’entrée de gamme, mérite un point à part : découvrez si son moteur est signé Renault ou 100 % Mercedes.

CLA et GLA reprennent le diesel des compactes

Le CLA coupé (C117) et le SUV GLA (X156) partagent la plateforme de la Classe A, avec le même moteur d’entrée de gamme. Les versions 180 d des deux modèles roulent avec le 1.5 dCi de 109 chevaux, identique à celui de la Classe A W176. Aucune version essence n’a reçu de moteur Renault sur ces deux modèles, contrairement à l’A200 : le losange reste cantonné au diesel sur cette paire.

Classe C W205 : le diesel Renault grimpe en gamme

La berline Classe C (W205), lancée en 2014, marque une bascule inattendue : Mercedes installe le 1.6 dCi Renault, d’une cylindrée de 1598 cm³, sur ses versions C180d et C200d. La puissance oscille entre 116 et 136 chevaux selon la finition, loin des moteurs OM habituels de la berline. Ce choix reste ponctuel, réservé aux entrées de gamme diesel avant que Mercedes ne revienne à ses propres blocs sur les générations suivantes. Ce même bloc, décliné en version 130 chevaux sur d’autres modèles du groupe, traîne sa propre réputation : notre bilan sur la fiabilité du 1.6 dCi 130 fait le point sur les pannes les plus fréquentes.

Citan, Vito et Classe X : les utilitaires jouent la carte Renault

Un Mercedes-Benz Citan bleu est garé devant un bâtiment moderne, la calandre ornée de l’étoile Mercedes est bien visible.

Le Citan n’est ni plus ni moins qu’un Renault Kangoo rebadgé, lancé en 2012 pour offrir à Mercedes un fourgon compact sans développement coûteux. Le diesel 1.5 dCi équipe la majorité des finitions, complété sur certains marchés par une version essence 1.2 TCe. Le Vito de génération W447 reprend un diesel 1.6 dCi pour ses entrées de gamme 109 CDI et 111 CDI. Le pick-up Classe X hérite du 2.3 dCi, un moteur aussi monté sur le Nissan Navara avec lequel il partage sa plateforme.

Comment repérer un moteur Renault sous le capot de votre Mercedes ?

Deux indices suffisent pour trancher. Comparez le code moteur inscrit en case D2 de la carte grise avec les bases de données constructeur : un code K9K ou M9R trahit une origine Renault, contre OM ou M pour un bloc Mercedes. Croisez ensuite la cylindrée et la puissance affichées avec celles des Renault contemporaines telles que Mégane, Scénic ou Kangoo : une correspondance exacte confirme l’origine du moteur.

  • Relevez le code moteur inscrit en case D2 de la carte grise
  • Vérifiez s’il commence par K9K, M9R ou H5H plutôt que par OM ou M
  • Comparez la cylindrée avec les moteurs Renault de la même période
  • Consultez un carnet d’entretien ou un garagiste multimarque en cas de doute persistant

Les Mercedes qui n’ont jamais reçu de moteur Renault

Toute la gamme Mercedes n’a pas basculé du côté du losange. Les versions A250+ essence roulent avec les blocs maison M260 et M270, pendant que l’A220d+ diesel embarque l’OM654, une motorisation développée en interne par Mercedes. Quant à l’AMG A45, son quatre cylindres 2.0 turbo de plus de 400 chevaux reste une production Mercedes-AMG, à mille lieues d’un bloc Renault. Repérer un moteur Renault reste une question de génération et de finition, jamais une généralité sur toute une gamme.

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